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332905 Messages dans 9001 Sujets par 915 Membres - Dernier membre: Chani 24 octobre 2017 à 09:23:05
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West Virolos  |  Vie du motard  |  Tests de brêle  |  Essai : Ducati S4R
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Auteur Sujet: Essai : Ducati S4R  (Lu 909 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Petitbeurre

  • Invité
Essai : Ducati S4R
« le: 13 mai 2006 à 15:28:33 »
Bon, après le Monster 600 carbu, le Monster 600 ie, le Monster 900 ie, le Monster S2R (800), le Multistrada 1000 S DS, le SS750 et la ST2 (944), j'ai essayé pour vous (et surtout pour moi, hein, faut pas déconner non plus !) la Monster S4R (996).

J'avoue, cela faisait des mois que je tannais mon concessionnaire favori pour cet essai, mais par manque de temps, par temps trop menaçant, et pour d'autres raisons parfois détournées, cela n'a pu se faire avant cet après midi.

Pour rappel, mon dernier essai de Ducat (à part la mienne que je conduis quotidiennement) remontait à la semaine dernière avec un S2R qui ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. C'est certes une bonne moto, mais qui, de mon point de vue, n'a rien de surprenant ni décevant.

Donc prise de connaissance avec la bête.
Une S4R noire avec liseré blanc, saute-vent d'origine.
La ligne atemporelle des Monster, avec l'évolution des séries SxR (double pot à droite, monobras), reconnaissable entre mille, et son gros moteur de 996, avec les durites de tous les côtés, tel qu'une créature du Dr Frankenstein.
C'est que le moteur de 996 est, pour mémoire, issu d'une Superbike, donc habituellement caché par le carénage. Là, tout est à nu.


Démarrage et chauffe du moteur.
AAhhhhh, le beau bruit que voilà. Malgré le catalyseur, les pots chantent une mélodie bien ronde, bien grave, et donc très plaisante à l'oreille du mélomane que je suis.
L'embrayage à sec fait entendre son bruit de casserole caractéristique. On est bien devant une "vraie" ducati !

Mise en place du pilote.
On est toujours sur une monster. La selle est basse et la position de conduite est naturelle pour moi, tout tombe bien sous la main et sous le pied.
Ah... Les nouveaux rétros Monster. A quoi servent-ils ? Je l'ignore. Toujours est-il que, malgré des tentatives de réglages, je n'arrive pas à voir autre chose que mes épaules ou mes coudes dans ces miroirs.
Ce n'est pas que je trouve ces parties de mon anatomie ('ou plutôt de mon blouson) déplaisantes, mais il eût été pratique de voir ce qu'il se passe derrière lorsque je roule !

Premiers tours de roue.
L'embrayage à sec est bien là, une bonne poigne bien virile semble nécessaire pour débrayer et retenir le levier à l'embrayage.
Première... ah... un pignon de 14 et le moteur est débridé... sympathique
Petit tour pour me mettre en roues, à petite vitesse, sympa. La moto est bien un monster, maniable, doux bruit, et relativement brutale en bas.
Je décide de m'orienter vers les petites routes aux alentours que je commence à connaître.

Premiers vrais tours de roue.
Après avoir quitté l'agglomération, je décide de mettre un peu les gaz J'ai dit UN PEU !
La moto ne semble pas savoir ce que c'est "un peu".
Là, tout se réveille !
Au-dessus de 3000 tours, ce n'est plus la même machine. Le moteur se met à pousser généreusement, comme un monstre qui se réveille. L'aiguille du compte-tours monte en flèche pour atteindre allègrement les 8000 tours (oui, on est sur un bi !). Le paysage devient flou... mais que se passe-t'il ?
Les voitures s'arrêtent et les virages s'enchaînent allègrement.
Je n'ose pas regarder le compteur, absorbé par le ruban de bitume et par le plaisir d'être sur cette bête trépidante.
Passés les 6000 tours, le rugissement devient un bruit de mitrailleuse très gros calibre. Ca pète et ça pousse encore plus. Me serais-je fait emboutir par un train ? Non, c'est le 996 qui se réveille vraiment.

Test de freinage arrière... Ah ? Pas de freinage arrière, en tous cas, avec ce truc qu'on appelle "disque". Tout est dans le frein moteur, inutile de chercher à faire quoi que ce soit du pied droit.
Test de freinage avant. Arrgghhh !!! Elle est aussi violente du frein avant qu'elle l'est en accélération ! Quatre pistons qui jouent bien leur rôle.

Un stop, puis un bout droit. On va pouvoir pousser en accélération.
Je me prépare, tout mon poids sur l'avant, histoire de ne pas partir en wheeling...
OOOOOOOOOOOuuuuuuuuuuufffffffff ! Pu###n !!! Saleté, ça pousse dur !

Je passe les rapports et un coup d'oeil rapide au compteur m'indique que je suis proche du triple de la vitesse autorisée à cet endroit (limite à 70 km/h)...
Virage au bout, le monstre s'inscrit dans la courbe avec une précision chirurgicale, et les petits accidents de revêtements sont passés incognito.

Retour à la case départ.
Je décide de passer par un petit bout de nationale, histoire de voir ce que ça donne.
Purée ! Comment peut-on garder son permis au guidon d'un monstre pareil ? Les dépassements se font en un clin d'oeil, les accélérations sont diaboliques et la maniabilité est incomparable (sauf avec la multistrada, ok).

Bilan de l'opération.
J'ai eu la banane tout le long de l'essai et je pense ne pas avoir pris un tel pied lors d'un essai depuis mes premiers tours de roue sur ma première moto (Monster 600 carbus).

Chez Ducati, il y a les sportives, les superbikes, les monster, les sport-tourisme, les multistrada. La S4R, c'est autre chose, on devrait la classer dans la catégorie "bestiales".

Hors ligne phil

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Re : Essai : Ducati S4R
« Réponse #1 le: 03 janvier 2009 à 14:56:03 »
Je vais pouvoir compléter légèrement l'essai du S4R vu que c'est ma moto depuis bientôt 8 mois.

Il faut bien convenir que la série SxR sont des monstres purs et durs, esthétiquement on ne peut pas dire que la finition soit vraiment bonne, avec des choses qui dépassent d'un peu partout, les câbles visibles accrochés sur le cadre ... bref à mon goût, on peut mieux faire ! indémodable depuis sa sortie il y a plus de 15 ans maintenant, la ducati monster n'est pas une moto, c'est un mythe !

Gros phare rond chromé, cadre treilli en acier, petit cul court, jantes marchesini, mono bras oscillant en alu ect ... la ducati monster ne sort pas d'une chaîne de production japonaise, son style bien particulier à inspiré beaucoup de moto depuis de nombreuses années maintenant, telles que cagiva raptor, suzuki SV ect ..

Pour le coup d'oeil, la firme de bologne n'a pas hésité à utiliser le carbone, écopes de radiateur, couvercles des courroies de distribution, garde bout avant, flancs de selle ... stylée telle une dodge viper la bande blanche dé-axée parcourant la moto est sublime et renforce encore plus l'esprit de course car il ne faut pas l'oublier, sous ses airs de gentil roadster paisible se cache un véritable monstre bourré de couple, qui ne demande qu'a hurler et faire taire bon nombre de motos ...
Un fond blanc pour les compteurs, 2 trips Kilométriques, l'heure et la température moteur renforcent la lisibilité de la planche de bord, je regrette beaucoup une jauge d'essence bien pratique ! Un anti-démarrage à clé codée vient verrouiller le tout, sécurité oblige. Finti le demi-guidon de la S4, place à un grand guidon large, j'ai opté pour un magura en option sur ce modèle, plus large que l'origine.


Contact ... le phare s'allume, les aiguilles font le tour des compteurs, le bruit de la pompe à essence vient compléter la cinématique de démarrage ... je presse le bouton d'allumage ... ET Là QUE DALLE !!! C'EST TROP DLA DOBE DUCATI  CA NE DEMARRE PAS !!! ah nan j'ai oublié d'activer le coupe contact  [smilie=_ (20).gif]  ... cette fois-ci c'est bon, le moteur s'allume dans une sonorité à couper le souffle et le TAC TAC TAC de l'embrayage à sec s'entend et est presque assourdissant lorsque la cloche est ouverte ( comme la mienne ) on reconnaît le bruit bien particulier des ducati ! je laisse chauffer le moteur jusqu'aux environ des 40/45° avant de démarrer.

En selle !  les commandes tombent parfaitement sous les mains, la position est assez en avant sur les poignés, les jambes sont repliées et légèrement en arrière, bref nous sommes bien sur un monster. Avec un poid modéré de 180Kg elle conviendra parfaitement aux personnes de gabarit moyen comme moi ( 1m78 ) et
Je démarre, la première est courte, les pneus sont froids donc attention aux coups de raquette !!

Sur route la moto est un vrai rail une fois placée en courbe, elle ne bouge pas d'un poil, précise et vive, elle vous autorise des changements d'angles rapides, le centre de gravité étant très bas vous n'aurez pas de mal à poser le genou sur circuit ! Vous aurez quand même à vous batailler avec car c'est une moto qui ne se laisse pas faire et vous ne pourrez vous contenter d'un appui guidon ou cale pied pour la mettre en angle, il faudra sortir vos fesses légèrement et ne pas hésiter à balancer votre poid du côté voulu !!

Capricieuse en dessous de 3000Tr/min le moteur cogne et râle, l'utilisation de la poignée d'embrayage hydraulique sera nécessaire en ville. Après quelques temps vous aurez le bras d'amélie mauresmo ... mais dès lors qu'une série de virages s'enchaînent, le moteur de la 996 donne des sensations magiques et vous aurez sans doute la grosse banane sous le casque ! dès 4000Tr/min, ce monstre tire sur les bras, vous arrache le slip ( ou le string ) bref c'est un truc de fou, le compte-tour s'affole jusqu'aux 8500Tr/min, après rien ne sert de tirer à 11000Tr le couple n'y est plus! la boîte 6 vitesses est très bien étagée, mais reste vraiment très très dure ! Les sorties de courbes sont démentielles, l'avant se déleste et le guidon à la danse du samedi soir ! elle ne pousse pas, elle vous catapulte d'un virage à l'autre ... chaud !!

Gros virage en vue, le freinage brembo à 4 pistons et les disques de 320Mm vous stoppent un train lancé à pleine vitesse. Bref vous l'aurez compris, elle vous plaque littéralement sur le réservoir, vos bijoux de famille messieurs ne seront pas épargnés, vos bras plient sous la force du freinage et c'est encore pire avec un passager, vous aurez sans doute la tête dans le guidon !! a l'arrière comme toujours chez ducati, le frein est quasi inexistant et fait office de simple ralentisseur ... dommage !

Vous l'avez deviné, le S4r n'est pas une simple moto, pour moi c'est LE bi-cylindres italien par excellence, à l'aise sur les routes de campagnes elle va vos procurer des sensations uniques et inoubliables. Il faut toutefois rappeler qu'elle s'adresse aux motards expérimentés car même si elle est moins radicale que sa petite soeur, elle reste une machine exceptionnelle et pardonnera même certaines erreurs ( guidonnage, dribling, mise en angle ... ) !

Bref niveau plein de sensation, look, c'est vraiment magique, c'est un monster, c'est une ducati ...
 [smilie=_ (0).gif]

Un homme qui ronfle est généralement un homme qui dort ... !!


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