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West Virolos  |  Vie du motard  |  Tests de brêle  |  Essai : Ducati S2R1000
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Auteur Sujet: Essai : Ducati S2R1000  (Lu 1192 fois)

0 Membres et 1 Invité sur ce sujet

Petitbeurre

  • Invité
Essai : Ducati S2R1000
« le: 13 mai 2006 à 15:19:56 »
Ce n'est plus vraiment une nouveauté de chez Ducati, mais j'avais quand même envie de l'essayer, histoire de voir ce que valait un monster (oui oui, la S2R est quand même un monster) avec un 1000DS dans le ventre.

Ayant déjà pu essayer plusieurs Monster (600, 620, S2R800, 900 carbu, 900ie, S4R) j'étais déjà en terrain connu par rapport à la maniabilité et la tenue de route de cette gamme. Je connaissais en revanche un peu moins le 1000DS pour ne l'avoir expérimenté que sur la Multistrada 1000S DS, qui ne m'avait laissé que de bonnes impressions.

La moto en elle-même, je la connaissais déjà de vue, nous avions sympathisé lors de balades dans les environs et, même en rodage à moins de 5000 tours, elle semblait bien agréable à conduire.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore la Monster et les SxR, petit rappel.

Donc la Monster, apparue au milieu des années 90 dans la gamme Ducati, est un roadster dont l'esprit se résume au plus simple : Un moteur, des roues, un strapontin et une bonne dose de plaisir.
Pas de carénage, le moteur est exposé dans toute sa nudité, tout juste pudiquement caché par un châssis en acier tubulaire.
Elle existe en versions à carbu et à injection en motorisations 400 (principalement pour le japon, mais on en trouve quelques rares en Europe méditerranéenne), 600, 620, 750, 800 (S2R), 900, 916 (S4), 996 (S4R), 999 (S4RS) et 1000 cc, bref, la gamme la plus étendue et la plus connue de chez Ducati.

La nouvelle gamme des S2R, lancée afin de reconquérir le marché, a proposé des modèles moins exclusifs, plus équipés et à des prix inférieurs. De série : saute-vent, cache selle, monobras (à gauche) et pots latéraux (à droite), ainsi qu'un beau catalyseur que de nombreux possesseurs de SxR se sont empressés de faire disparaître...



Donc revenons à nos moutons et plus particulièrement à ce petit cheval.
Le démarrage est contrôlé électroniquement. Une courte pression sur le bouton rouge et le dispositif se met en route, inutile de tourner la poignée des gaz ou de faire tourner le démarreur pour que la machine s'ébroue.

Allumage des feux automatique également. Il est devenu impossible de les oublier. C'est pratique pour les têtes en l'air, mais certains objecteront que la consommation électrique s'en fera ressentir. Logique...

Le catalyseur, comme pour toute la série, fait perdre un peu la sourde sonorité du bicylindre en L, même si les trépidations sont encore là.

Allez, on monte sur la bête. Pas besoin de lever la jambe bien haut pour chevaucher. Comme toutes les monster, elle a une selle relativement basse (env 80cm), ce qui plaira aux courts sur pattes
Toujours en appui léger sur les poignées, la moto bien entre les jambes, on part.

Autant la manoeuvrabilité à vitesse lente laisse à désirer du fait d'un grand rayon de braquage, autant à vitesse de roulage, le poids et la rigidité de l'ensemble rend les placements précis et les prises d'angle faciles.

On part pour quelques km sur une route bien sèche, le temps de chauffer le tout sans trop se presser. Le moteur cogne au-dessous de 4000 tours mais se rattrape dès 4500-5000 tours pour y être très agréable.

Une fois le moteur et les pneus chauds, on arrive sur une petite série de virages. Aucune surprise, la machine se place avec une facilité évidente, change d'angle sans rechigner et reprend dans les tours à la moindre sollicitation.

Au dessus de 5000 tours le moteur se met à bien pousser, avec puissance et détermination, mais sans trop de violence, contrairement à sa grande soeur, équipée du 996cc, qui elle, se met littéralement à hurler lorsqu'on la sollicite. On monte allègrement à 9000 tours et, le passage d'un rapport se fait sans problème, avec la précision habituelle des boîtes de vitesses bolognaises.

Le freinage, à présent. Comme toujours, le frein arrière est faiblard, voire inexistant, et, comme sur sa petite soeur la S2R800, la pédale semble lointaine au pied, mais le frein moteur est, lui, bien plus important du fait de la cylindrée et on en joue plus volontiers.
Le freinage avant se dose facilement, mais ses 4 pistons lui donnent un mordant terrible en cas de besoin.

Allez, on continue les routes de campagne et les petits virages pour le plaisir de virer de gauche à droite et de droite à gauche sans effort, des petits bouts droits pour pousser un peu le moteur (il ne faudrait pas que ça s'encrasse, par ce temps), mais on ne va pas trop tarder à rentrer, vu que le témoin de réserve s'est allumé il y a quelques km déjà...



Retour par la nationale, histoire de vérifier le comportement de la bête sur ce terrain. Le saute-vent n'y a que peu d'intérêt. On prend du vent plein la gueule, et c'est là l'un des plaisirs du roadster Pour la ligne de la moto, on aurait tout intérêt à le retirer.

Les dépassements ne sont absolument pas un problème, que ce soit pour dépasser les voitures ou la limitation de vitesse... Enfin bon, on se fait plaisir quand même.
Comme diraient certains journalistes télévisuels du privé : "Et là, c'est le drame".
Je connais alors la solitude de la panne à moto. Ca faisait longtemps que cela ne m'était pas arrivé, il fallait que ça survienne sur une nationale.
Le moteur se met à toussotter, ratatouiller, s'asphyxier...
J'avais oublié la faible contenance du réservoir des Monster. Avec la ST, je peux faire 100km après passage en réserve. Sur la monster, c'est un poil moins... Voire beaucoup moins. 20 km après l'allumage du témoin, après quelques généreuses montées de régimes, c'est la panne sèche !

La moto cale, à court d'essence. Bon... On relance le moteur, on roule doucement quelques centaines de mètres, histoire de se rapprocher d'une station. Mais non, pas de station à moins de 5 km.
Du coup, un petit coup de fil afin de voir si quelqu'un n'aurait pas l'occasion de passer dans les parages avec deux litres de ce précieux carburant.
Au bout d'une demie heure, me me trouve réapprovisionné en essence par une ST2 (je vous dis, ça sert à tout ces machines-là !)

Et pourtant le tableau de bord était explicite ! :D


En définitive, la S2R 1000 est une très bonne moto à mon goût.
Nettement plus pêchue que les S2R800 et 620ie, moins exclusive que les S4 et S4R, elle garde la maniabilité traditionnelle de la Monster, irréprochable. Côté look, on aime le monobras et les pots latéraux ou on n'aime pas (moi je n'aime pas vraiment).
Seul point noir, évidemment, la faible contenance du réservoir !

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